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19 décembre 2018

«Darker», le nouveau volet de la saga «Cinquante nuances de Grey», sort mercredi



Pour les fans de la série « 50 shades of Grey » , le nouvel opus sort demain aux éditions Jean Claude Lattès.

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«Darker», le nouveau volet de la saga «Cinquante nuances de Grey», sort mercredi

Pourquoi se priver de surfer sur le succès d’une série qui cartonne à plein ?


Source de l’article :

http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/livres/darker-le-nouveau-volet-de-la-saga-cinquante-nuances-de-grey-sort-mercredi-04-12-2017-7431591.php

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2 Réponses “«Darker», le nouveau volet de la saga «Cinquante nuances de Grey», sort mercredi”

  1. 5 décembre 2017 à 6 h 01 min

    Quitte à me prendre une volée de cailloux, je trouve dommage de voir ce bouquin plébiscité un peu partout. Déjà parce que l’autrice ne s’est pas trop foulée et réécrit une histoire qu’elle a déjà publié en changeant uniquement l’angle narratif (ou comment vendre le même produit deux fois en changeant le packaging), ensuite, parce que si on met de côté le fait qu’aussi bien sur le fond que sur la forme cette saga ne défrise pas un mouton, elle relaye un message franchement malsain: « si ton mec est dangereux mais que tu l’aimes assez fort, tu peux le changer ». Là où c’est critique, c’est qu’il y a des femmes qui meurent presque tous les jours en essayant, et qu’il faudrait au contraire arriver à faire comprendre au grand public qu’une personne malsaine et dangereuse ne changera que si elle en fait elle-même l’effort en se faisant aider de professionnels et en ayant un accompagnement draconien. La force de l’amour c’est romantique mais ça ne suffit pas. D’un point de vue psy, le personnage de Grey n’est pas loin du profil du pervers narcissique (et qu’il ait eu une enfance difficile n’est ni une excuse ni une circonstance atténuante, oui j’ai lu les trois premiers), et sa relation avec Steele débute tout de même par du stalking et du harcèlement (« je la relance jusqu’à ce qu’elle dise « oui » et je suis partout sur son chemin/ je fais tracer son tel… ») Retirez à Grey son argent sa jeunesse et son physique, remplacez-le par Roger, 50 ans, chômeur et je suis quasi certaine que la plupart des gens déclasseront le roman du rayon « romance moderne » pour le mettre dans celui de « thriller ».

  2. 5 décembre 2017 à 6 h 08 min

    Et le problème ce n’est pas le BDSM. Quand je lis « Reste tout de même une question : à l’heure de l’affaire Weinstein et de #Balancetonporc, au moment où la parole des femmes se libère pour dénoncer la domination masculine, quel accueil aura ce roman dont le héros adore attacher sa partenaire et lui donner la fessée ? Nous laisserons les lectrices juger. » j’ai l’impression que l’auteur de l’article a manqué un truc. Le BDSM est une pratique sexuelle encadrée entre adultes consentants (normalement, pas dans ces bouquins). Ce qui veut dire que les personnes qui s’y adonnent y viennent de leur propre gré et décident ensemble les « jeux » qu’elles vont mettre en place, qui fera quoi, et placent les limites. Ce n’est pas un art de vivre, hors de la chambre ça s’arrête. Le problème ne repose donc pas sur le fait que Grey donne la fessée à Steele, mais sur le fait que Grey contrôle toute la vie de Steele, lui fait du chantage affectif, la maintient sous pression en permanence, décide de qui elle a le droit de voir ou non, de la gestion de ses biens (il vend sa voiture sans lui demander son avis alors qu’ils se connaissent à peine pour info), de son suivi gynécologique (il décide pour elle de sa contraception encore une fois sans son accord), jusqu’au choix de ses vêtements et sous-vêtements. Et qu’il la harcèle pour qu’elle lui dise « oui ». Pour faire un petit retour sur le consentement, consentir n’est pas céder. Quand on consent, c’est sans pression, sans influence, simplement parce que l’on DÉSIRE faire quelque chose. Pas parce qu’on se sent obligé ou qu’on y a longuement été poussé. Céder, c’est finir par faire quelque chose que l’on ne souhaite pas spécialement pour faire plaisir/ pour avoir la paix. C’est le degré moins dix du désir (et dans le cadre d’une sexualité, c’est malsain) Et ça, ça n’a rien à voir avec le BDSM.

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